07 juin 2008
Dans le Dauphiné...
Voilà l'article du Dauphiné sur la venue de Mme Pécresse : 
et une grosse faute d'orthographe (je ne dis pas que je suis un dieu dans ce domaine, mais quand même pour un article de presse ça fait tâche : UNE VISITE ÉCLAIR, SANS "E"!!



On est même cité : "Une petite délégation de lycéens protestataires et de syndicalistes inquiets de l'Université de Savoie en guise d'accueil"...Rien sur notre réception! peut-être la prochaine fois! La dernière fois y'avait rien, là c'est déjà pas mal. De toute façon il ne faudra pas trop en demander à un journal de droite!
Et puis 2 photos de notre chère ministre, trop mignonne!
Vive le sourire forcé!!
06 juin 2008
Un Dessin...
...paru dans Charlie Hebdo cette semaine :
Le Canard
Voilà 2 petits articles du Canard de cette semaine :
Mixité à L'école
Un petit article paru dans Chalie Hebdo du Mercredi 21 Mai :
Nicolas Sarkozy réaffirme sa "priorité à l'éducation" et prévoit un bac "nouvelle formule" en 2012
Encore un article du même journal :
Xavier Darcos, ou l'art de dérouter les oppositions en multipliant les annonces de réformes
Un petit article du monde paru il y a peu :
25 mai 2008
Aurait-il oublié Montaigne??
Voilà un texte que j'ai redécouvert en ouvrant mon classeur de français, en vue des révisions pré-Bac :
"On ne cesse de criailler à nos oreilles, comme quelqu'un qui verserait dans un entonnoir, et notre charge n'est que de redire ce qu'on nous a dit. Je voudrais qu'il corrige cette partie, et que, tout de suite, selon la portée de l'âme qu'il a en main, il commence à la mettre sur la montre, en lui faisant goûter les choses, les choisir et discerner d'elle-même -- quelquefois lui ouvrant le chemin, quelquefois le lui laissant ouvrir. Je ne veux pas qu'il invente et parle seul, je veux qu'il écoute son disciple parler à son tour. Socrates faisait premièrement parler ses disciples, et puis il leur parlait à eux.
Il est bon qu'il le fasse trotter devant lui pour juger de son train, et juger jusqu'à quel point il doit se rabaisser pour s'accommoder à sa force. Par manque de cette mesure nous gâtons tout, et savoir la choisir, le faire correctement, est l'une des besognes les plus ardues que je connaisse. C'est la preuve d'une haute âme et bien forte, que de savoir condescendre à ces allures puériles et les guider. Je marche plus sûrement et plus ferme vers le mont que vers la vallée.
Ceux qui, comme y porte notre usage, entreprennent d'une même leçon et d'une pareille mesure de conduite diriger plusieurs esprits de si diverses mesures et formes, ce n'est pas merveille si, dans tout un peuple d'enfants, ils en rencontrent à peine deux ou trois qui rapportent quelque juste fruit de leur discipline.
Qu'il ne lui demande pas seulement compte des mots de sa leçon, mais du sens et de la substance, et qu'il juge du profit qu'il aura fait, non par le témoignage de sa mémoire, mais de sa vie. Que ce qu'il viendra d'apprendre, il le lui fasse mettre en cent visages et appliquer à autant de divers sujets, pour voir s'il l'a encore bien appris et bien fait sien, en prenant comme modèle d'instruction les enseignements de Platon. C'est une preuve de crudité et d'indigestion que de régurgiter la viande comme on l'a avalée. L'estomac n'a pas fait son opération, s'il n'a pas fait changer la façon et la forme de ce qu'on lui avait donné à cuire."
Montaigne, "De l'institution des enfants", Essais, I, chapitre XXVI, 1580
Dans ce texte, Montaigne compare l'enseignement scolastique à un nouvel enseignement prôné par les Humaniste...
Malgré sa date de parution (1580), ce texte et aujourd'hui vraiment d'actualité! DArkos, en bon agrégé de lettre classique qu'il est, doit avoir connaissance de ce présent texte, mais alors pourquoi ne s'en inspire t-il pas???
Dans cet essai, Montaigne prône un enseignement où l'on privilégie la qualité sur la quantité des informations, où le système qui travaille chez l'enfant n'est pas seulement la mémoire (répétition exacte), mais la réflexion et l'esprit critique. Montaigne veut aussi une individualisation ou une personnalisation du savoir, où le contenu de ce savoir n'est pas imposé, mais où le maître s'adapte à son élève selon "la portée de l'âme qu'il a en mains", c'est à dire à son rythme, son intelligence... Dans l'enseignement scolastique, le maître a le savoir, ce qui lui donne une forme de pouvoir sur son élève...Ceci est bani dans l'enseignement humaniste où l'élève mène le cours de l'apprentissage.
Toute la finesse de l'Humaniste, c'est de poser les bonnes questions pour que l'élève découvre le savoir qui est enfuie en lui...
Autant dire que DArkos devrait revoir ses classiques!
On peut faire le même rapprochement avec les nouveaux programmes de l'école primaire (alors même que les ancien n'ont pas même été évalué). Ces nouveaux programmes prescrivent plus de chapitres à traiter pour moins d'heures de cours notamment!
Je ne pense pas que cela suive vraiment la théorie de Montaigne...On est tous d'accord pour dire que DArkos devrait revoir ses classiques!


















