02 juin 2008
Nicolas Sarkozy veut créer un lycée à la carte
PARIS - Nicolas Sarkozy a affiché lundi sa volonté de créer un lycée à la carte et d'allonger d'un an la formation des enseignants pour "relever le défi de la qualité" au sein de l'Education nationale.
S'exprimant devant les recteurs, inspecteurs d'académie, inspecteurs généraux et présidents d'université réunis à l'Elysée, le chef de l'Etat a critiqué un système éducatif aux résultats "médiocres" par rapport aux moyens investis et toujours inégalitaire, selon lui.
"Les enfants d'enseignants et de cadres supérieurs sont 80% à faire des études supérieures; les enfants d'ouvriers 40% (...) Et que dire de ces 15% d'élèves qui sortent de l'école primaire en très grave difficulté", s'est-il indigné.
Dans ce contexte, il a plaidé pour une "différenciation de l'offre et des parcours", dans un cadre qui resterait national.
Après avoir lancé la réforme des universités et des programmes du primaire, Nicolas Sarkozy a défendu l'instauration d'un nouveau lycée -à la carte- d'ici 2012, et la mise en place "dès la rentrée 2009" d'une nouvelle seconde.
Actuellement, "le système des filières, (...) écrasé par la section scientifique, est totalement déséquilibré, et ne remplit pleinement aucun des objectifs recherchés", a-t-il accusé. "La voie scientifique joue un rôle purement sélectif et forme un nombre insuffisant de véritables scientifiques. Formidable! En dehors de la voie scientifique, pas d'avenir pour nos lycées, mais à la sortie, pas assez de scientifiques!".
Nicolas Sarkozy veut donc "un lycée beaucoup plus souple", qui "dépass(e) les impasses du cloisonnement trop rigide en filière" et "où la seule règle serait la diversité des voies proposées".
"Chacun y pourrait, selon ses goûts et ses compétences, et sans référence à une norme préétablie surtout, construire un parcours cohérent, au fonds un parcours qui lui ressemble", a-t-il proposé. Et "cette liberté plus grande donnée au lycéen le préparerait mieux à l'enseignement supérieur".
La classe de seconde, en particulier, "devrait retrouver sa vocation à orienter les élèves, au lieu de s'éparpiller comme c'est parfois le cas actuellement".
Le chef de l'Etat veut aussi voir "repensé l'équilibre entre cours magistraux et travail personnel", dénonçant "la surcharge des emplois du temps, où s'empilent les options".
Cette nouvelle Education nationale doit aussi être dotée selon lui d'enseignants "mieux formés". Pour cela, Nicolas Sarkozy a annoncé le rallongement d'un an de la formation des professeurs, qui aurait désormais lieu à l'université.
"Nous avons décidé avec (le ministre de l'Education) Xavier Darcos que les différents concours (professeurs des écoles, CAPES, agrégation) soient intégrés au cursus universitaire, et soient ouverts à tout titulaire ou tout futur titulaire d'un 'master 2'", a-t-il expliqué, dans ce qui sonnait comme la fin à terme des IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres).
"Les nouveaux concours (...) seront mis en place dès la session 2010", a-t-il précisé. "En échange de cette année d'études supplémentaire, nous nous engageons à ce que les débuts de carrière soient revalorisés".
"Le président de la République annonce un nouveau mode de formation et de recrutement des enseignants qui implique un recul de la professionnalisation. Le schéma universitaire retenu et la disparition programmée des IUFM éloigneront davantage encore les futurs enseignants de la réalité des besoins de leurs élèves", a réagi le Syndicat des enseignants-UNSA (SE-UNSA) dans un communiqué.
Comme il l'avait promis pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs confirmé que "la moitié des économies produites par des économies d'emploi dans l'Education nationale serait redistribuée aux professeurs". Mais "il faut être réaliste. Ce pacte de confiance ne peut consister en une mesure de revalorisation générale et sans contrepartie (...) L'état des finances publiques ne le permet pas", a-t-il tempéré.
Il a aussi souhaité que le gouvernement se penche "à moyen terme" sur le système des affectations des professeurs. Car "trop souvent aujourd'hui, l'Education ne parvient ni à satisfaire le souhait d'un professeur, ni à répondre aux besoins des élèves (...) Je dis qu'on pourrait mieux faire".
Nicolas Sarkozy a rendu un hommage appuyé à plusieurs reprises dans son discours au ministre de l'Education Xavier Darcos, saluant notamment le résultat "exemplaire" de l'élaboration des nouveaux programmes du primaire. AP
La réforme selon Sarko!
Sarkozy engage la réforme de la formation des enseignants et des études au lycée
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy a annoncé lundi que l'allongement de la formation des enseignants au niveau master (bac+5) entrerait en vigueur dès 2010 et confirmé le lancement à la rentrée 2009 d'une réforme des études au lycée qui doit aboutir en 2012 à un nouveau baccalauréat.
"Je souhaite que l'enseignant de demain soit mieux formé, que la durée de ses études soit allongée d'un an. Je souhaite en outre que la place des universités dans cette formation soit pleinement reconnue", a affirmé M. Sarkozy lors d'un discours prononcé à l'Elysée devant les cadres de l'Education et de l'Enseignement supérieur.
"Nous avons décidé, avec Xavier Darcos, que les différents concours (professeurs des écoles, Capes, agrégation) puissent être intégrés au cursus universitaire, et soient ouverts à tout titulaire, ou tout futur titulaire d'un +master 2+. En échange de cette année d'études supplémentaire nous nous engageons à ce que les débuts de carrières soient revalorisés", a-t-il ajouté.
"Les nouveaux concours, je vous l'annonce aujourd'hui, seront mis en place dès la session 2010", a précisé le chef de l'Etat devant les recteurs, inspecteurs d'académie et présidents d'université.
Lors de ce discours, Nicolas Sarkozy a également confirmé le lancement de la réforme des études au lycée dans les classes de seconde à la rentrée 2009.
"Sur cette réforme, je souhaite que nous avancions vite. Je souhaite que la nouvelle seconde soit mise en place dès la rentrée 2009, avec un objectif, c'est que le nouveau lycée soit transformé à l'horizon 2012", a-t-il dit.
"La situation actuelle n'est plus tenable (...) le système des filières, pas dominé, écrasé par la section scientifique, est totalement déséquilibré et ne remplit pleinement aucun des objectifs recherchés", a-t-il estimé.
"Il nous faut, ensemble, imaginer un lycée beaucoup plus souple, qui dépasserait les impasses d'un cloisonnement trop rigide en filières (...) cette liberté plus grande donnée au lycéen le préparerait mieux à l'enseignement supérieur", a-t-il poursuivi.
La mise en place de la "nouvelle seconde" en 2009 devrait permettre la mise en place d'un "nouveau baccalauréat" en 2012, selon l'Elysée.
Affirmant mesurer "l'étendue du malaise enseignant", Nicolas Sarkozy a longuement appelé le "corps enseignant" à "évoluer" et lui a proposé la signature d'un "nouveau pacte de confiance".
Au titre de "l'effort financier" de l'Etat, il a réitéré sa promesse de campagne de "redistribuer aux professeurs (...) la moitié des économies produites par les économies d'emplois dans l'Education nationale".
"Ce pacte de confiance ne peut consister en une mesure de revalorisation générale et sans contrepartie", a toutefois modulé Nicolas Sarkozy, expliquant que "l'état des finances publiques ne le permet pas".
Le président a enfin exhorté l'Education nationale à "entrer résolument dans la culture de l'évaluation et du résultat" pour relever le "double défi" de la "démocratisation" et de l'"élévation du niveau général".
31 mai 2008
Le 6!
Bon voilà, le 6 juin ya Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche qui se pointe à Annecy...Alors on se doit de l'accueillir... Par contre je n'en dirais pas plus sur l'action que l'on mènera sur le blog...Si tu es motivés, contactes-moi : agriprock@hotmail.fr
29 mai 2008
La réponse...
Bonjour,
Nous n’avons pas été avertis de cette manifestation. Mais la prochaine fois c’est bien volontiers que nous la couvrirons ! Avertissez-nous !
Cordialement
Aline, as-tu bien diffusé le communiqué de presse au daubé??
26 mai 2008
Sent to Dauphiné!
Voilà le message que j'ai envoyé au daubé, faute de pouvoir les appeler, en attente d'une réponse :
Bonjour,
je suis lycéen et samedi 24 mai, nous avons organisé une manifestation pour défendre notre éducation...
Je l'admet très volontiers, la foule n'était pas au rendez-vous, par contre j'ai été très agacé de voir que vous n'en parlez même pas dans votre édition du Dimanche...Et j'aimerais connaître les causes de cette absence. Est-ce de la censure? Ou est-ce un oubli de votre part, ou tout simplement un choix (si il s'avère que c'est cette dernière solution, je trouve que pour un journal local, ce n'est pas très glorifiant!).
Cordialement,
Yann Borgnet, Représentant MLAR au lycée Berthollet
Et Rousseau, qu'en pense t-il?
On se fait une grande affaire de chercher les meilleures méthodes d’apprendre à lire ; on invente des bureaux, des cartes ; on fait de la chambre d’un enfant un atelier d’imprimerie. Locke veut qu’il apprenne à lire avec des dés. Ne voilà-t-il pas une invention bien trouvée ? Quelle pitié ! Un moyen plus sûr que tout cela, et celui qu’on oublie toujours, est le désir d’apprendre. Donnez à l’enfant ce désir, puis laissez là vos bureaux et vos dés, toute méthode lui sera bonne.
L’intérêt présent, voilà le grand mobile, le seul qui mène sûrement et loin. Émile reçoit quelquefois de son père, de sa mère, de ses parents, de ses amis, des billets d’invitation pour un dîner, pour une promenade, pour une partie sur l’eau, pour voir quelque fête publique. Ces billets sont courts, clairs, nets, bien écrits. Il faut trouver quelqu’un qui les lui lise ; ce quelqu’un ou ne se trouve pas toujours à point nommé, ou rend à l’enfant le peu de complaisance que l’enfant eut pour lui la veille. Ainsi l’occasion, le moment se passe. On lui lit enfin le billet, mais il n’est plus temps. Ah ! si l’on eût su lire soi-même ! On en reçoit d’autres : ils sont si courts ! le sujet en est si intéressant ! on voudrait essayer de les déchiffrer ; on trouve tantôt de l’aide et tantôt des refus. On s’évertue, on déchiffre enfin la moitié d’un billet : il s’agit d’aller demain manger de la crème... on ne sait où ni avec qui... Combien on fait d’efforts pour lire le reste !
Jean-Jacques Rousseau, Émile ou De l'éducation, 1762
Ce texte écrit par le très local Rousseau dévoile une manière simple et efficace d'apprendre à lire aux enfants : il suffit d'éprouver en eux le désir, de leur montrer les applications et le tour et joué, en sans sophistication aucune!
Voilà comment Roland Charnay résume les nouveaux programmes de primaire dans le Monde de l'Éducation : "Apprends, répète, tu comprendras (peut-être) plus tard; et plus tard, tu sauras à quoi cela peut être utile."
Une fois de plus, nos politiques vont dans le sens inverse de nos penseurs...et c'est bien dommage, car à l'époque, ils réfléchissaient (vous me direz, ils avaient le temps). Pourquoi ne pas appliquer leurs méthodes?
DArkos, avant de vouloir faire de la politique, revois tes classiques, ce ne sera pas inutile à la nation!
25 mai 2008
Il me feront toujours maré!
L'uni, vous connaissez?
Moi j'ai rencontré un de ses membre il y a peu, et j'ai été frappé par une absence totale d'esprit critique...Ses idées=exactement les idées de sarkos...
Pire même, le site de l'uni, c'est copier-coller celui de l'UMP! Ils devraient faire une OPA amicale, ça aurait le mérite de relancer l'économie française!
Sinon le site de l'uni : ICI
Et celui de l'UMP : LÀ
Et l'OPA amical, ça donne ça : RRRrrr
Marrez vous bien!
Rien dans le DAUBé!
Quel honte pour un journal soit disant local! Ils n'ont même pas parlé de notre mobilisation (même si je veux bien admettre qu'elle n'était pas énorme)... Enfin bon, le dauphiné était, est et sera toujours un journal de droite, et il passe un peu ceux qui les (l'executif) arrange...
Au lieu de ça il parle d'un pommier qui a poussé au plateau des Glières, et d'autres choses qui n'ont guère plus d'importance...
Je les appellerais demain matin pour leur demander les raisons de cet "oubli"...Affaire à suivre!
L'AFP relate la journée du 24...
Enseignants, parents d'élèves et lycéens ont à nouveau manifesté partout en France samedi pour protester contre les suppressions de postes à la rentrée et la politique éducative du gouvernement, mais la mobilisation a été moindre que celle espérée par les syndicats.
Sur le plan national, le ministère de l'Intérieur a dénombré 18.400 manifestants tandis que les organisateurs avançaient samedi soir le chiffre de 40.000.
Dans la capitale, ils étaient entre 4.000 (police) et plus de 7.000 (organisateurs) à battre le pavé.
En province, hormis à Nantes (entre 6.500 personnes selon la police et 12 à 15.000 selon les organisateurs) et Toulouse (entre 1.500 et 4.000 personnes) les cortèges étaient peu fournis.
Ils n'étaient qu'entre 920 et 1.500/2.000 personnes à Rennes, 800 à 1.500 à Lyon, 300 à 500 à Marseille, 450 à 1.500 à Saint Etienne, entre 360 et 1.000 à Bordeaux, 250 à 300 à Lille, ou encore entre 140 et 300/500 à Strasbourg.
"La mobilisation est effectivement plus faible, c'est indéniable, mais elle s'explique par le fait qu'il s'agit de la quatrième journée d'action en 10 jours. Ce samedi marque plutôt un maintien du mouvement", a déclaré à l'AFP Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (majoritaire dans l'Education), à l'issue de la manifestation parisienne.
Organisée un samedi pour faciliter la venue des parents d'élèves, cette journée intervenait 10 jours après la journée de grève et de manifestations du 15 mai, une semaine après la manifestation nationale à Paris de la FSU, ou encore deux jours après celle pour les retraites.
Les manifestants ont répondu à l'appel de 19 organisations, dont la FCPE (parents d'élèves), cinq fédérations de l'Education, l'UNL et la Fidl (lycéens), l'Unef (étudiants), qui protestent contre les 11.200 suppressions de postes (1,2 million de personnes travaillent au total dans l'Education, ndlr) inscrites au budget 2008 pour la rentrée et les milliers d'autres --environ 20.000, estiment les syndicats-- annoncées pour les rentrées suivantes.
Interrogées sur la suite de la mobilisation, la FSU et l'Unsa-Education ont affirmé à l'AFP que les fédérations de l'Education devraient "vraisemblablement se retrouver mardi soir pour décider des suites de la mobilisation".
Une intersyndicale Fonction publique, déjà fixée à mardi, doit décider d'une éventuelle nouvelle journée d'action début juin. "Si quelque chose est décidé de ce côté, nous verrons comment nous y intégrer", a affirmé Patrick Gonthier (Unsa-Education).
De son côté, le ministre de l'Education Xavier Darcos, qui a répété à maintes reprises qu'il ne reviendrait pas sur les suppressions de postes, a donné rendez-vous aux syndicats lundi sur le seul sujet du projet de loi instaurant un droit à l'accueil des élèves dans le primaire les jours de grève.
Un sujet perçu comme une "provocation" par les enseignants.
A noter que de nombreux slogans et pancartes dans les cortèges dénonçaient également les projets de programmes du primaire, symboles selon les syndicats d'"une vision passéiste et rétrograde de l'école".
"Vive le retour des programmes de 1923", pouvait-on lire dans le cortège parisien. A Bordeaux, une leçon de morale était donnée sur un tableau noir: "Morale: Tu ne voleras pas. Exemple: X. Darcos a volé 11.200 postes à l'école. C'est mal".
Source : AFP
Aurait-il oublié Montaigne??
Voilà un texte que j'ai redécouvert en ouvrant mon classeur de français, en vue des révisions pré-Bac :
"On ne cesse de criailler à nos oreilles, comme quelqu'un qui verserait dans un entonnoir, et notre charge n'est que de redire ce qu'on nous a dit. Je voudrais qu'il corrige cette partie, et que, tout de suite, selon la portée de l'âme qu'il a en main, il commence à la mettre sur la montre, en lui faisant goûter les choses, les choisir et discerner d'elle-même -- quelquefois lui ouvrant le chemin, quelquefois le lui laissant ouvrir. Je ne veux pas qu'il invente et parle seul, je veux qu'il écoute son disciple parler à son tour. Socrates faisait premièrement parler ses disciples, et puis il leur parlait à eux.
Il est bon qu'il le fasse trotter devant lui pour juger de son train, et juger jusqu'à quel point il doit se rabaisser pour s'accommoder à sa force. Par manque de cette mesure nous gâtons tout, et savoir la choisir, le faire correctement, est l'une des besognes les plus ardues que je connaisse. C'est la preuve d'une haute âme et bien forte, que de savoir condescendre à ces allures puériles et les guider. Je marche plus sûrement et plus ferme vers le mont que vers la vallée.
Ceux qui, comme y porte notre usage, entreprennent d'une même leçon et d'une pareille mesure de conduite diriger plusieurs esprits de si diverses mesures et formes, ce n'est pas merveille si, dans tout un peuple d'enfants, ils en rencontrent à peine deux ou trois qui rapportent quelque juste fruit de leur discipline.
Qu'il ne lui demande pas seulement compte des mots de sa leçon, mais du sens et de la substance, et qu'il juge du profit qu'il aura fait, non par le témoignage de sa mémoire, mais de sa vie. Que ce qu'il viendra d'apprendre, il le lui fasse mettre en cent visages et appliquer à autant de divers sujets, pour voir s'il l'a encore bien appris et bien fait sien, en prenant comme modèle d'instruction les enseignements de Platon. C'est une preuve de crudité et d'indigestion que de régurgiter la viande comme on l'a avalée. L'estomac n'a pas fait son opération, s'il n'a pas fait changer la façon et la forme de ce qu'on lui avait donné à cuire."
Montaigne, "De l'institution des enfants", Essais, I, chapitre XXVI, 1580
Dans ce texte, Montaigne compare l'enseignement scolastique à un nouvel enseignement prôné par les Humaniste...
Malgré sa date de parution (1580), ce texte et aujourd'hui vraiment d'actualité! DArkos, en bon agrégé de lettre classique qu'il est, doit avoir connaissance de ce présent texte, mais alors pourquoi ne s'en inspire t-il pas???
Dans cet essai, Montaigne prône un enseignement où l'on privilégie la qualité sur la quantité des informations, où le système qui travaille chez l'enfant n'est pas seulement la mémoire (répétition exacte), mais la réflexion et l'esprit critique. Montaigne veut aussi une individualisation ou une personnalisation du savoir, où le contenu de ce savoir n'est pas imposé, mais où le maître s'adapte à son élève selon "la portée de l'âme qu'il a en mains", c'est à dire à son rythme, son intelligence... Dans l'enseignement scolastique, le maître a le savoir, ce qui lui donne une forme de pouvoir sur son élève...Ceci est bani dans l'enseignement humaniste où l'élève mène le cours de l'apprentissage.
Toute la finesse de l'Humaniste, c'est de poser les bonnes questions pour que l'élève découvre le savoir qui est enfuie en lui...
Autant dire que DArkos devrait revoir ses classiques!
On peut faire le même rapprochement avec les nouveaux programmes de l'école primaire (alors même que les ancien n'ont pas même été évalué). Ces nouveaux programmes prescrivent plus de chapitres à traiter pour moins d'heures de cours notamment!
Je ne pense pas que cela suive vraiment la théorie de Montaigne...On est tous d'accord pour dire que DArkos devrait revoir ses classiques!

